Après ma première reprise, j'ai longtemps cru que je
n'allais plus pouvoir jamais grimper sur un "canasson" !!! Oh les courbatures. Je ne faisais aucun sport, même la marche à pieds me faisait frémir, et voilà que je sollicitais brutalement tout un
tas de muscles que je ne connaissais même pas. Même pas que je savais que je les avais
!!! Mais bon, je dois être
masochiste car la semaine suivante je recommençais. Et puis c'était la belle saison, les reprises avaient lieu dehors, nous avions de l'espace, davantage que dans le manège de 40*20, coupé 2/3
1/3 pour pouvoir contenir la reprise poneys ET la reprise chevaux en même temps aux mêmes horaires. Et par chez nous, il n'est pas possible d'envisager un centre équestre sans manège. Nous sommes
dans le nord-est. Très vite, j'ai fini par passer plus d'heures accoudée à la barrière de la carrière à regarder les autres reprises, celles des cavaliers plus confirmés, qu'à cheval. J'écoutais
les remarques du moniteur et j'observais ce qu'il corrigeait. J'avais du retard à rattraper !!! Comme j'enviais l'aisance des adolescent(e)s qui avaient commencé à monter à poney à 7 ans !!!
Bientôt, une seule reprise ne suffit plus à mon envie, et je me mis à monter deux fois par semaine. Toujours avec le même groupe d'incorrigibles. Mais je détestais le trajet pour me rendre au
centre équestre, avec la peur au ventre que beaucoup connaissent ou ont connue : celle de découvrir, arrivée dans les écuries, qui j'allais monter !!! Je n'ai jamais aimé ce stress-là ! Et puis,
les chevaux de club ont ceci de perturbant : ils ne s'attachent pas à leurs nombreux cavaliers, surtout débutants qui les malmènent sans le vouloir. De plus, lorsqu'ils enchaînent les reprises,
il n'est pas possible de les panser, les faire brouter, les doucher ... Donc, pratiquer l'équitation pour pratiquer l'équitation ne pouvait me satisfaire longtemps. Je voulais vraiment
privilégier le lien à l'animal, à une personnalité parmi tant d'autres et pouvoir jouer à la poupée avec quatre sabots, une queue et une crinière... Mes rêves d'un compagnon saboté revinrent donc
me hanter, mais nous étions freinés par le prix d'achat d'un cheval. Et comme j'étais débutante, il n'était pas question d'acheter un jeune cheval à peine débourré, même si cette idée a
effleuré notre esprit dans les mois qui ont suivi. Quelle inconcience ! Heureusement, mon ange gardien veillait sur moi !!!
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